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Les acteurs de la campagne des jours du nez rouge

Leurs différents profils font notre force

Pour la 5e année consécutive, l'AFRG et ses associations adhérentes vont être les protagonistes de la campagne des Jours du Nez Rouge du 1er au 30 juin. Ils seront accompagnés dans leur croisade par des milliers de bénévoles, 800 groupes Scouts de France, les licenciés de la Fédération Française des Clubs Omnisports et plus de 2 000 cafés solidaires au travers d'une opération baptisée " les coups de pouce du patron ".


Le parrain de cette année est, comme l'an passé, un joyeux drille au cœur tendre : Vincent Lagaf'.

Les Jours du Nez Rouge, ce sont des journées de sensibilisation et de solidarité au profit des maladies orphelines.

Votre générosité peut prendre la forme d'un nez de clown à porter en signe de solidarité avec les enfants malades pour la modique somme de 10 francs. Cette année, les nez prennent des couleurs : les nez de clown sont rouges, mais aussi verts, bleus et jaunes !

Les bénévoles vous proposeront également des pin's (10 F), des sucettes (10 F) et des nez à ressort (20 F). Ils donnent de leur temps pour améliorer le quotidien des autres. Quelques portraits qui forcent le respect…


Micheline Detour, une grand-mère dynamique au service de sa famille

Micheline Detour travaillait dans la fonction publique territoriale, quand sa fille apprend que son petit garçon est atteint du syndrome de Lowe (ASL). Elle se mobilise alors et prend une retraite anticipée pour être disponible. Elle décide ainsi de mettre ses compétences au service de l'AFRG et de l'AS auprès de laquelle toute la famille est adhérente.

Elle consacre deux jours par semaine à l'AFRG afin de monter des dossiers de subventions adressés aux mairies et aux institutions publiques et les sollicite pour qu'elles participent à la campagne. Mais elle est aussi très active durant l'opération des Jours du Nez Rouge.

Il y a quatre ans, avec Pierre son mari, elle a demandé au directeur du BHV de Rosny sous Bois de leur laisser un espace pour vendre des nez rouges durant deux jours. Il n'a pas hésité et leur réserve un stand chaque année depuis cette date. Après Le BHV de Rosny, c'est à la Foire aux Trouvailles et à la Fête Villageoise de Saint Maur qu'elle s'est investie avec une autre famille d'enfant malade. La recette globale 1999 de Micheline et de son entourage s'est élevée à 47 900 F.

Depuis cette idée a fait son chemin puisque des amis de la famille ont aussi monté un stand au Printemps Haussmann. Finalement, comme le souligne Micheline Detour, ce sont des opérations qui demandent peu de moyen, il suffit de trouver des bénévoles pour animer le stand, mettre les nez rouges et surtout il faut aller au-devant des gens et ainsi, très facilement, l'affaire est lancée.


Le clown Kraven, un clown au service d'une cause humanitaire

Le clown Kraven était président depuis de longues années d'une association " Arts et Œuvre " dont le but est d'organiser une fois par an une manifestation artistique au profit d'une œuvre charitable.

Il a ainsi organisé des concerts ou des ventes de peinture au profit de l'hôpital américain de Reims.

Depuis 3 ans, il a décidé que les bénéfices de ces opérations seraient intégralement reversés à l'AFRG. Ainsi, pendant les Jours du Nez Rouge, il organise des dîners spectacles dans les fameuses caves à champagne de Reims. Il est accompagné de nombreux amis du milieu du spectacle comme Anne-Marie Carrière, Vicky Bouglione et Sergio " monsieur cirque " sur France 3.

Mais sa participation ne se limite pas à l'organisation de ces soirées. Il crée de véritables spectacles de rues avec tous ses amis clowns du cercle Tristan Remy, l'association des clowns de France, durant lesquels il vend des nez rouges. L'année dernière il a ainsi pu récolter plus de 85 000 F.

" Parce qu'un clown est toujours bien perçu, cela permet de vendre plus de nez rouges " nous confie-t-il pour expliquer son immense succès. Il a justement expliqué aux Scouts de France, l'année dernière, comment il était possible de faire venir des clowns professionnels lors des Jours du Nez Rouge pour faire des animations. " Chaque groupe scout dans sa région peut demander à sa ville la prise en charge de ces clowns. La vente des nez rouges est ainsi facilitée ".

Kraven veut faire passer ce message non seulement aux scouts mais aussi à tous les bénévoles de l'AFRG. " ils ne doivent surtout pas hésiter à solliciter les municipalités pour faire venir des clowns professionnels. Cela peut les aider dans leurs actions "


René le Tortorec, une personnalité reconnue à Lorient pour son humanité

À 76 ans, René Le Tortorec n'hésite pas à se donner entièrement à ses deux causes préférées les Restos du Cœur et l'Association Française de Recherche Génétique.

Grand-père de deux petits-enfants atteints d'une maladie orpheline, il a connu l'AFRG par l'intermédiaire de son fils, il y a cinq ans. Depuis il n'a pas d'heure, que ce soit la nuit ou le jour, il a toujours sur son bureau des dossiers en attente. Il n'arrête pas. Il passe sa vie désormais à faire des prospections à contacter les comités d'entreprise, les banques, les commerçants ou les industriels pour obtenir des subventions. Il était déjà très connu depuis 12 ans dans la région pour ses activités au profit des Restos du Cœur. Sa réputation lui sert aussi aujourd'hui pour récolter des fonds pour l'AFRG. Il a ainsi pu rapporter 80 000 F. Certains l'appellent même " le frère quêteur " de Lorient. Il organise aussi des conférences dans les écoles pour faire comprendre aux enfants ce que sont les maladies orphelines.

Pour les Jours du Nez Rouge, il fait appel à ses amis des Restos du Cœur. Tous ensemble, ils se déguisent en clown et, devant le plus grand centre commercial de Lorient, ils vendent des nez. Mais René, toujours entreprenant, ne se contente pas d'attendre le " client ". Il fait sa tournée auprès des commerçants qui le connaissent bien et lui achètent facilement quelques nez ou les mettent en " dépôt vente ".

Cette année, René Le Tortorec veut même en faire plus. Il a décidé de s'attaquer aux mairies pour obtenir de leur part des subventions. " Je les pilonne et surtout je ne lâche pas prise " explique-t-il. Sa persévérance et sa constance assurent son succès à Lorient.


Agathe du Vauferrier, la maladie ne l'arrête pas

Agathe Du Vauferrier est atteinte d'une maladie rare non étiquetée. Une maladie si rare qu'elle est la seule à présenter ces symptômes. Elle s'est donc sentie oubliée par le système médical et avait besoin d'une écoute compréhensive. Ainsi, lorsqu'elle entend parler de l'AFRG, lors d'une émission diffusée sur la cinquième, elle les contacte aussitôt. C'est Annie Moissin qui l'accueille au téléphone, et lui parle des opérations Nez rouge. Très vite Agathe se décide à son tour à mener à sa façon le combat. Elle a ainsi vendu des nez rouges l'année dernière à Bastille. Mais elle ne veut pas en rester là. Quelques journées consacrées à l'AFRG ce n'est pas suffisant pour elle. Ainsi elle décide de continuer à vendre des nez rouges et des pins tout au long de l'année. Parce que dans sa vie, rien n'est sûr, tout dépend de son état physique qui ne cesse d'évoluer. Elle ne rate jamais une occasion de parler à son entourage proche de la MMO et de l'AFRG. L'objectif est simple : ils doivent à leur tour en parler autour d'eux et surtout donner les coordonnées d'Agathe à un maximum de personnes. Agathe se charge ensuite de leur expliquer les buts de l'AFRG et de leur vendre des nez. Finalement cela fait boule-de-neige autour d'elle. Et même en hiver, chez elle, elle réussit à vendre des nez rouges. Mais elle ira aussi cette année, accompagnée de ses amis, dans les rues de Paris, au mois de juin, pour rencontrer les gens et faire connaître l'association. " Mener une telle action a changé beaucoup de choses pour moi " explique-t-elle. " Je me sens utile même si je participe à toute petite échelle. Et surtout je me sens enfin reconnue par rapport à ma famille qui avait eu beaucoup de mal à accepter ce qui nous arrivait. Ils ont pu, grâce à la Maison des Maladies Orphelines comprendre qu'il y avait beaucoup d'autres personnes atteintes de maladies orphelines. Nous avons pu enfin en parler et ne pas rester sur ce non dit. Le plus important, aujourd'hui c'est de me sentir utile ".


Le parrain des jours du nez rouge : Vincent Lagaf' une histoire d'amour réciproque avec les enfants

Après avoir été plébiscité " Homme de télé de l'année " à l'occasion de la 13e cérémonie des 7 d'Or en octobre 1999, Vincent Lagaf' était élu le 4 février dernier, meilleur présentateur par les enfants et recevait le trophée du Petit Prince.

De telles récompenses montrent combien les enfants l'apprécient et reconnaissent en lui un véritable ami. Ils ne se trompent pas. Vincent Lagaf' est très sensible aux problèmes touchant les enfants. Il y a quelques années, il a rencontré Pierre-Yves, alors âgé d'une dizaine d'années. Il n'a pas résisté à son charme et à son regard. Ce jeune garçon est atteint de la maladie dite de " l'Homme de Pierre " caractérisée par la formation d'un tissu osseux au cœur même des muscles. Ceux-ci perdent peu à peu leur fonction. Pierre-Yves devient petit à petit prisonnier dans son propre corps.

Malgré sa maladie, il n'a pas perdu son sourire et sa capacité à lier des liens profonds avec les autres. Ainsi, depuis leur rencontre une grande amitié unie Pierre-Yves et Vincent. Ils se téléphonent régulièrement.

Quand Pierre-Yves lui a demandé de devenir le parrain des Jours du Nez Rouge, Vincent n'a pas hésité une minute, il a accepté immédiatement. Pour Pierre-Yves, cet engagement humanitaire est une grande preuve d'amitié.

Pierre-Yves
Comment as-tu rencontré Vincent Lagaf' ?

Je l'ai rencontré alors qu'il faisait la traversée de la manche en jet ski. Nous avons échangé nos numéros de téléphone, et nous sommes en relation très souvent. C'est devenu mon pote et quand il m'appelle il me fait toujours rire. Dès qu'il fait une opération pour l'AFRG, il veut que je sois présent, c'est ainsi que j'ai pu faire le voyage et aller le voir souvent à Paris. J'ai fait en Mars des photos avec lui pour le clip de l'AFRG. Il y avait aussi d'autres enfants atteints, comme moi, de maladies orphelines. Toutes ces photos défileront très vite pour faire un clip.

3 questions à…Vincent Lagaf', animateur du Bigdil sur TF1

Qu'est-ce qui vous a touché chez Pierre-Yves ?

Je suis tombé sous le charme de ce petit bonhomme. Il était marrant, il était malin, il n'était pas impressionné par moi. Nous avons eu un bon contact et j'ai décidé de garder un lien avec lui tout simplement parce qu'il me plaisait. J'ai accepté de devenir parrain de l'AFRG lorsqu'il me l'a demandé pour lui faire plaisir. C'est toujours difficile d'être parrain, c'est une grosse responsabilité, mais je ne pouvais pas lui résister et je me suis lancé.

Pourquoi avez-vous décidé de renouveler pour une deuxième année votre parrainage ?

Pour Pierre-Yves d'une part et parce qu'on ne change pas de crémerie quand aime ce que l'on fait…

Par ailleurs, je trouve que c'est une action utile et que cela peut apporter quelque chose aux gens. Si on me le demandé, je ferais même une troisième année, en tant que parrain.

Comment traduisez-vous votre engagement dans les faits ?

Quand ils ont besoin d'un coup de main pour une annonce ou une pub, je suis là. Quand ils ont besoin de rassembler des fonds ou du monde, je me déplace. J'essaie de faire connaître l'association au public. Lors des Jours du Nez Rouge, j'en parle pendant le Bigdil de façon à ce que les téléspectateurs comprennent bien de quoi il s'agit.

Mettre une personnalité à la tête d'une association, cela incite les gens à s'intéresser d'avantage à ce genre d'action.

De même, quand Alexandre Debanne, Luc Alphand et moi même sommes partis au mois d'avril pour faire la traversée du Cap Horn, nous avons mis sur nos jets-ski les stickers de nos sponsors mais aussi ceux des " nez rouges ".

Ainsi petit à petit le message passe auprès du public.


Les partenaires AFRG

Olivier Bertin, Cercle Elidis
Les cafés : de nouveaux lieux de solidarité

Comment avez-vous rencontré l'AFRG ?

Elidis est une filiale des brasseries Kronenbourg spécialisée dans la distribution de boissons dans l'univers de la consommation hors domicile, principalement les cafés, les hôtels, et les restaurants.

Depuis quelque temps déjà, nous envisagions la possibilité de réaliser une opération à échelle nationale consistant à mobiliser un nombre significatif de cafés autour d'une cause fédératrice, qui permettrait aussi de valoriser la profession.

En effet, si la vente et la promotion de nos produits sont les clefs de voûte de notre métier, nous avons aussi le souci de participer à la valorisation des cafetiers.

En novembre 99, l'AFRG nous a contactés alors que nous étions en pleine réflexion sur ce sujet. Immédiatement, nous nous sommes rendus compte que nous avions des intérêts communs. Depuis, tout est allé très vite puisque aujourd'hui nous en sommes à la phase opérationnelle du partenariat qui aboutira à une opération majeure déployée sur plus de 2 300 points de vente du 12 au 18 juin, sous le nom " Les coups de pouce du patron ".

En quoi consiste cette opération ?

Il s'agit de mobiliser environ 2 000 points de vente qui sont parmi les plus dynamiques de la clientèle du cercle élidis. Il se trouve que nous avons proposé en début d'année à ces clients un programme d'animations de leur point de vente. A l'intérieur de ce programme, nous intégrons une grande opération qui va leur permettre d'être un partenaire majeur de la collecte de fonds des Jours du Nez Rouge.

L'opération consiste d'une part à créer de la visibilité sur les Jours du Nez Rouge et à solliciter la mobilisation du consommateur sur les maladies génétiques orphelines. Pour cela, nous avons conçu toute une PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) permettant d'identifier les cafés participant à l'opération. Enfin, à l'intérieur de chaque point de vente affiches, dépliants et d'autres supports de communication comme des totems géants expliqueront la démarche de l'AFRG et les raisons pour lesquelles il est utile de collecter des fonds.

Sur ce dernier point, la collecte sera basée à la fois sur une opération de produits partage avec des marques partenaires et une vente directe de nez rouges.

Quatre marques ont choisi de participer à cet événement de solidarité : Coca-Cola, Saint-Yorre, Pampryl et le Café Jacques Vabre. Chaque fois qu'un " produit partenaire " sera consommé, un franc sera reversé à l'AFRG.

Par ailleurs, tous les points de vente disposeront d'une centaine de nez de clown qu'ils proposeront à leurs consommateurs contre une pièce de 10 francs.

Nous savons d'ores et déjà que par le biais du jeu des dons réalisés par les marques partenaires, nous apporterons une somme équivalente à 300 000 F. Pour le reste, tout dépendra de la participation des consommateurs.

Comment envisagez-vous l'avenir de ce partenariat ?

Nous allons très certainement renouveler cette opération chaque année. J'ai vraiment la conviction que dans cette opération, il y a là les racines d'un événement majeur qui pourrait être repris d'année en année en prenant peu à peu de l'importance, à l'image de l'opération " pièces jaunes " qui mobilise aujourd'hui tant d'acteurs.

Cette démarche est innovante pour les cafés et je pense que, de ce point de vue, " les patrons de CHR participants " vont, eux aussi s'approprier cette démarche.

Participer aux " coups de pouce du patron ", cela montre qu'un café peut lui aussi se mobiliser sur des causes qui concernent tout le monde. La valorisation qui résultera de cet univers ainsi que sa mise en valeur durant huit jours au mois de juin me font penser qu'on est sur une opération qui a un potentiel important à moyen et à long terme. Les cafés sont déjà les lieux par excellence de rencontres, de partages de moments de bonne humeur et de convivialité, maintenant ils vont devenir aussi des lieux de solidarité.


Gilles Heylen, Directeur de la Rédaction du Journal de Mickey

Pourquoi vous êtes vous engagé auprès de l'AFRG ?

Il y a cinq ans quand Jean di Sciullo, le Président de l'AFRG, est venu nous rencontrer pour nous présenter son projet, il nous a dit : " Voilà ce que font les Australiens pour les Jours du Nez Rouge. Nous voulons faire la même chose en France avec l'AFRG. Voulez-vous devenir partenaire ? " Nous avons été immédiatement séduits à la fois par le projet mais aussi par son Président.

Cette opération ludique et sympathique convenait parfaitement au Journal de Mickey. Son côté modeste et humble correspond par ailleurs à la volonté que nous avons d'aider les gens qui démarrent de rien et qui ont une soif de réussir. De plus, cette campagne des Jours du Nez Rouge contrebalançait l'énorme visibilité médiatique du téléthon.

Nous avons donc décidé de devenir acteur dans cette opération, de façon modeste dans un premier temps, en offrant tout simplement des nez rouges aux enfants qui achetaient le journal de Mickey.

Puis, l'an passé nous avons voulu que l'opération " décolle ". Pour cela nous avons cherché d'autres partenaires et nous avons trouvé au niveau de notre groupe de presse " Hachette " le journal Télé 7 Jours. Il nous fallait également trouver un bon propagandiste qui plaise à la fois aux parents et aux enfants. Très vite Vincent Lagaf' s'est imposé à nous. L'AFRG, par le biais de l'une de ces associations, était déjà en contact avec notre ami Vincent et entretenait d'excellentes relations.

Ensuite, tout s'est enchaîné très vite. Ce parrain médiatique a fait la couverture de nos deux magazines, des sujets ont été consacrés à la cause et de l'espace publicitaire a été offert.

Ce sont 10 millions de lecteurs pour Télé 7 Jours et 1,5 million pour le Journal de Mickey qui ont reçu le message des Jours du Nez Rouge. Mais nous nous devons de faire plus. Il nous manque l'impact d'une chaîne de télévision hertzienne qui peut toucher jusqu'à 9 et 12 millions de téléspectateurs en même temps et qui permet d'avoir une notoriété immédiate extraordinaire. C'est pourquoi avec Jean nous travaillons avec insistance pour trouver des partenaires de télévision.

Envisagez-vous de renouveler votre partenariat ?

On reste fidèle à cette opération parce qu'on pense justement qu'elle manque de couverture médiatique. Nous essayons de lui donner une visibilité et de mettre l'association en relation avec le plus de média possible afin qu'elle puisse obtenir une plus grande visibilité. Si nous voulons que les gens donnent et participent, il faut le faire savoir.

Enfin, les comptes de l'AFRG sont clairs. Nous n'avons aucun souci qui pourrait entamer l'image de marque du Journal de Mickey. En résumé, nous sommes très fiers de participer à cette opération et nous avons très envie que cela continue.

Je trouve que le climat dans lequel nous travaillons est très amical et très chaleureux. Nous essayons de faire au mieux avec des moyens qui sont sans aucune mesure avec ceux que possèdent d'autres grandes associations. Nous avançons peut être lentement mais sûrement.


Gérard Charbit, Président de Mc Cann Paris

Quels ont été les raisons qui ont motivé ce partenariat avec l'AFRG ?

Avant toute chose, je pense que c'est aussi le rôle d'une agence de communication de se mobiliser pour des causes qui nous paraissent non seulement honorables mais importantes à défendre. Nous le faisions déjà avec l'association des Petits Princes. Nous le faisons maintenant pour l'AFRG parce que nous trouvons tout simplement que cette association est formidable. Il ne s'agit pas pour nous d'utiliser ce partenariat à des fins d'image mais tout simplement de contribuer à une cause importante. Tant qu'ils auront besoin de partenaires en communication, nous serons à leurs côtés.

Comment s'est traduit votre collaboration ?

Mc Cann met à la disposition de l'AFRG ses équipes commerciales et ses créatifs et essaie d'utiliser ses relations dans les médias pour obtenir de l'espace gracieux. C'est le rôle de notre centrale d'achat d'espace " Universal Mc Cann ".

Par ailleurs, chaque année, nos créatifs conçoivent l'affiche de la campagne des Jours du Nez Rouge.

Il y a deux ans, l'agence Mc Cann et l'AFRG ont voulu passer à la vitesse supérieure. Cette volonté commune s'est concrétisée par la création d'un film publicitaire. Nous avons eu la chance d'avoir la contribution et le concours d'une maison de production qui a également été sensible à la démarche de l'AFRG. Leur aide s'est matérialisée par la mise à disposition gracieuse de leur équipe de tournage. Nous avons ainsi pu réaliser un film publicitaire qui a été diffusé pendant la campagne des nez rouges.

Cette année encore nous travaillons sur un nouveau film qui met en scène une usine de poupées, l'action se déroulant plus exactement sur le tapis de la chaîne de production. Toutes les poupées passent une à une avec le sourire à l'exception d'une, qui est confrontée à l'indifférence de la société. Nous utilisons cette allégorie assez émotionnelle pour mettre en avant le fait qu'aujourd'hui en France des enfants naissent avec des maladies génétiques rares pour lesquelles il n'y a pas de traitement, pas de recherche. L'AFRG développe de la solidarité et des programmes de recherches pour eux.


Sandrine Gallant, Gérante de SG Organisation

Elle a créé SG Organisation en 1996, une société qui organise toute l'année des ventes privées de grandes marques. Toute l'équipe de SG Organisation a décidé de mettre sur pied les 20,21 et 22 juin 2000, une grande vente humanitaire au profit de la Fédération des Maladies Orphelines.

Comment avez-vous connu la FMO ?

Après mes études, j'ai effectué une mission humanitaire, engagement qui me tentait depuis longtemps. Depuis, j'ai créé SG Organisation et me suis souvent dit : " Pourquoi ne pas organiser une vente humanitaire au profit d'une association ? ".

Il y a quelques temps j'ai lu un article de presse à la fois très digne et très poignant de Jean di Sciullo, Président de la Fédération des Maladies Orphelines, dans lequel il expliquait la gravité et l'ampleur des maladies orphelines. Plus de 200 000 enfants touchés par ces maladies, pour la plupart fatales, sont délaissés parce que l'Etat et les laboratoires financent très peu de programmes de recherche.

J'ai alors décidé de prendre contact avec Jean di Sciullo et d'organiser une grande vente humanitaire dans notre show-room, les 20, 21 et 22 juin prochains, dont la recette sera reversée à la FMO

Il est important de noter que SG Organisation ne tirera aucun bénéfice de cette vente et que toute l'équipe sera bénévole.

Concrètement, comment cette vente humanitaire va-t'elle s'organiser ?

Il y plus de trois ans maintenant, j'ai créé SG Organisation, une société qui organise chaque semaine tout au long de l'année des ventes privées de grandes marques. Je dispose alors d'un show-room de 300 m2 à Neuilly-sur-Seine où seront vendus les produits de luxe dont les grandes marques auront eu la gentillesse de nous faire don : haute couture, prêt-à-porter, cosmétiques, parfums, art de la table, décoration, champagne…

Afin de convaincre les marques de prestige et d'optimiser notre travail, nous avons constitué un dossier complet et transparent expliquant qui nous sommes, ce que nous avons l'intention de faire et la destination des dons alloués.

Nous espérons réunir, sur les trois jours de vente, entre 200 000 et 600 000 Francs.

Un point info sera également mis en place, lors de ces trois jours de vente, afin de mieux faire connaître l'AFRG et ses actions et susciter éventuellement des dons supplémentaires.

Si cette vente se révèle un succès, je suis prête à la reconduire chaque année. Notre clientèle, composée d'environ 15 000 personnes nous est fidèle et notre équipe est très motivée : maintenant nous espérons ardemment que le plus grand nombre de marques accepteront de " jouer le jeu ".

Accès libre et gratuit
Adresse du show-room :
32 rue des Poissonniers
92 200 Neuilly-sur-Seine
Tél. : 01 47 45 88 00

Horaires :mardi 20 et mercredi 21 juin :11h à 20h
jeudi 22 juin : 11h à 19h


Gérard Perreau Bezouille, Coprésident de la Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO)

Quelles ont été les motivations qui ont poussé la FFCO à se lier à l'AFRG ?

Le sport associatif est porteur de grandes valeurs d'humanisme, d'engagement, de générosité et de bénévolat. Ces valeurs sont partagées par l'AFRG et nous sommes convaincus que les clubs omnisports ont un rôle à jouer en faveur des personnes atteintes de maladies orphelines. Nous avons donc présenté l'AFRG et le projet des Jours du Nez Rouge à nos 250 clubs adhérents. Tous ont d'emblée été enthousiasmés par le partenariat, sans doute parce que l'aspect " omnisports " a des points communs avec les personnes atteintes de maladies orphelines ; ce sont les parents pauvres dans leur domaine respectif…

Comment va se concrétiser ce partenariat ?

Pour une première année, il nous a semblé opportun de conseiller aux clubs s'engageant dans la campagne de s'inscrire dans une initiative déjà programmée comme, par exemple, les fêtes villageoises proposées par les municipalités. Les clubs pourront, s'ils le désirent, organiser des défis sportifs où se mêleront différentes disciplines.

Pour mener à bien ses projets, la FFCO a créé à destination de ses clubs un cahier des charges d'animations " clé en main " ainsi que tout un matériel de communication (dépliants, affiches…) pour médiatiser leur manifestations et leur assurer une pleine réussite.

Une dizaine de clubs du réseau nous ont déjà informé de leur participation. Pour prendre l'exemple d'un club qui m'est familier, le Club omnisports de Nanterre va rejoindre " la Parade ", une fête annuelle déclinée sur le thème du cirque. Des ventes de nez rouges seront assurées par les adhérents du club les 24 et 25 juin prochain.

Si cette première collaboration semble encore modeste, nous comptons cependant nous inscrire pleinement aux côtés de l'AFRG pour plusieurs années. Notre souhait est d'organiser de grandes manifestations sportives fédérant un maximum de clubs. Elles pourraient très bien prendre la forme d'un rallye ou d'une course à vélos à travers la France, de clubs en clubs !

Par des temps où les enjeux financiers rythment la vie sportive, revenir à des valeurs d'échanges, de bénévolat, cela correspond tout à fait à ce que nous nous voulons promouvoir dans le mouvement sportif. Avec les Jours du Nez Rouge, nous nous y employons.


Cathy Forget, Déléguée générale de la Fondation Aventis-Institut de France

" Innover pour la Vie ", un mécénat d'initiative et de partage de savoir faire.

Quelle est la philosophie de la Fondation ?

Placée sous l'égide de l'Institut de France, la Fondation Aventis conduit un mécénat de partage de compétence.

Par ses activités en sciences de la vie (santé humaine, animale et végétale), Aventis est au cœur des grands enjeux de santé et de nutrition qui impliquent des choix économiques, sociaux, environnementaux, éthiques… Ces enjeux doivent également dicter nos choix de mécénat.

Les grandes découvertes ont alimenté plusieurs révolutions et permis une amélioration des conditions de vie. Et pourtant aujourd'hui à l'aube du IIIe millénaire, de nombreux besoins fondamentaux non satisfaits persistent alors que les progrès liés à la découverte de sequençages complets du génome annoncent une nouvelle révolution dans la compréhension de la vie. Dans ce contexte exaltant de découvertes, il nous appartient tous d'essayer de combler ce fossé creusé au fil du temps. Pour partager les connaissances et favoriser le développement pour tous, nous avons choisi de mettre en commun nos compétences avec nos partenaires afin d'innover pour la Vie, c'est à dire essayer d'apporter, avec modestie mais ténacité, de nouvelle réponses pour améliorer la qualité de la vie.

Comment choisissez vous les projets sur lesquels vous allez vous engager ?

Plutôt que d'apporter notre soutien à des programmes déjà " clefs en main ", nous préférons promouvoir un mécénat d'initiative. Avec nos partenaire, nous explorons quels sont les besoins et comment nous pouvons apporter notre contribution.

Dans le domaine de la santé, les besoins sont nombreux. Ne souhaitant pas se disperser pour être efficace, la Fondation a choisi d'intervenir, dans un premier temps, sur le thème des maladies orphelines ; ce thème, puisqu'il s'agit de mécénat, est volontairement dissocié des intérêts stratégiques d'Aventis.

En collaboration avec des associations, comme l'AFRG, la Fondation a lancé un programme de partage de compétences sur 3 ans, pour soutenir la recherche et contribuer à apporter un soutien concret aux malades et à leurs familles.

L'AFRG comptait déjà comme partenaire Biogalénique, une des filiales d'Aventis Pharma. Mais notre choix s'est fait d'avantage sur une rencontre avec l'équipe de l'AFRG, modeste par le nombre de ses permanents, mais soutenue par le dynamisme des associations de malades qu'elle fédère, ainsi que par la qualité des relations nouées avec les membres du Conseil Scientifique.

Au sein de la Fondation, nous pensons en effet que la réussite d'un projet ne dépend pas uniquement du soutien financier apporté, mais bien autant du partage de compétences et de la volonté de réussite qui anime les différents partenaires.

Cette phrase de Georges -Bernar Shaw illustre assez bien la philosophie qui nous anime : " Dans la vie, il y a deux catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demande pourquoi ? et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent : pourquoi pas ? "


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